In Search of Roubakine
In Search of Roubakine
A documentary film by Thomas Lahusen and Susan Solomon. Color & b/w; French, English, and Russian (English subtitles), Digital HD 16:9; 71 min. Chemodan Films. December 2011.

The search for a 20th century Russian émigré, whose world was the “no place” of border crossings. A refugee from Tsarist prison, Alexander Roubakine (1889-1979) moved to Paris where he took his medical degree. Roubakine’s Paris was the site of a complex Russian emigration– “White” Russians who had fled the Bolshevik regime crossed paths with “pro-Soviet” Russians who escaped the tsarist regime. Unable to practice medicine in France because he was a foreign national, Roubakine parlayed his medical credentials into a series of go-between roles. He was a loyal servant of the Soviet government in France, external expert in Health Section of the League of Nations in Geneva, and fellow of the Rockefeller Foundation in New York. A member by marriage of an illustrious high bourgeois (and left-leaning) French family, Roubakine put down deep roots in France. In 1941, like other Russians living in France, he found himself a prisoner in two French concentration camps, the first in the Pyrenees and the second in Algeria. Soon after being repatriated to Russia in 1943, he secured a long-coveted post in the Academy of Medical Sciences in Moscow. During the Cold War, he maintained personal and professional contacts in France. In the 1960s, he enjoyed the rare privilege of foreign travel. Roubakine’s parallel lives made him an important intermediary between Russia and the West, but they complicated his allegiances and sense of identity.

The film chronicles a double odyssey—the passages of Roubakine and his pursuit by the filmmakers, always a step behind their quarry.
Shot in Paris, Moscow, Geneva, Lausanne , the Pyrenees, New York, and Toronto, the film contrasts the “voice” of Roubakine that sounds from his autobiographical statements against interviews with surviving family members, personal photos and letters, and official Soviet-era documents.

Roubakine Photo 6
Roubakine Photo 1
Roubakine Photo 2
Roubakine Photo 4
Roubakine Photo 3
Roubakine Photo 5

A la recherche de Roubakine


Un film documentaire, réalisé par Thomas Lahusen et Susan Solomon. Couleur et noir & blanc, HD 16 :19., 71 min. Version originale en anglais, français et russe, sous-titrée français et anglais. Production: Chemodan Films (Toronto, Canada), décembre 2011.

Le film part à la recherche d’un émigré russe du XXe siècle dont le monde fut le no-man’s land des passages de frontière. Échappé de la prison tsariste, Alexandre Roubakine (1889-1979) reçut son diplôme de docteur en médecine à Paris. Le Paris de Roubakine fut le site d’une émigration russe complexe: des Russes “Blancs” qui avaient fui le régime bolchévique se trouvaient confrontés aux Russes “pro-soviétiques”, réfugiés du régime tsariste. Vu l’impossibilité de pratiquer la médecine en France en tant que ressortissant étranger, Roubakine mit à profit ses références médicales en assumant divers rôles d’intermédiaire. Il fut le représentant fidèle du Commissariat de la Santé Publique russe en France, expert externe de la Commission de Santé à la Société des Nations à Genève, et boursier de la Fondation Rockefeller à New York. Membre par mariage de la haute bourgeoisie française à tendances de gauche, Roubakine développa des racines profondes en France. En 1941, comme d’autres Russes vivant en France, il fut emprisonné dans deux camps de concentration du régime de Vichy, d’abord dans les Pyrénées, puis en Algérie. Peu après avoir été rapatrié en Russie en 1943, il se vit attribuer le poste, convoité depuis longtemps, de chercheur à l’Académie de Médecine à Moscou. Pendant la Guerre Froide, il maintint des contacts personnels et professionnels en France. Dans les années soixante, il bénéficia du rare privilège de voyages à l’étranger. Les vies parallèles de Roubakine firent de lui un intermédiaire important entre la Russie et l’Occident, mais elles compliquèrent ses loyautés et le sens de sa propre personne.


Le film est la chronique d’une double odyssée, celle des passages de Roubakine et celle des cinéastes à sa poursuite, toujours en retard d’une longueur. Filmé à Paris, Moscou, Genève, New York, Toronto, Lausanne et en Ariège, le documentaire contraste la “voix” de Roubakine, venant de ses autobiographies, avec les interviews de membres de la famille qui lui ont survécu, des photos et lettres privées, ainsi que des documents venant des archives soviétiques.